Dorure & ornements
Quelques centièmes de millimètre d'épaisseur, et pourtant des siècles d'éclat : la feuille d'or est le plus délicat des matériaux du décor. La poser, la réparer, la faire chanter sur une moulure ou une grille demande une main exercée — et le respect scrupuleux des recettes anciennes.

L'or en feuille, un matériau vivant
Nous travaillons la feuille d'or véritable, choisie selon l'ouvrage — carature, teinte, brillance — ainsi que les métaux en feuille (argent, cuivre) et leurs patines. Chaque feuille se pose une à une, à la palette, sur un support longuement préparé.
Car le secret d'une belle dorure n'est pas l'or lui-même : c'est la préparation. Encollages, apprêts, reparure des creux et des reliefs — c'est ce travail invisible qui fait la lumière du résultat.
Deux écoles, un même éclat
Dorure à la mixtion
Dite « à l'huile » : la feuille est posée sur un vernis d'adhérence. Robuste, elle convient aux boiseries, ferronneries, grilles et éléments de façade exposés aux intempéries.
Dorure à la détrempe
Dite « à l'eau » : apprêts, assiette à dorer, pose et brunissage à la pierre d'agate pour un éclat miroir. La technique des ors d'exception, réservée aux intérieurs.
Ornements & staff
Moulures, rosaces, corniches et trophées : consolidation, tirage et restitution des éléments manquants en staff ou en bois, avant remise en teinte ou dorure.
Restaurer sans trahir
Sur un ouvrage ancien, tout l'art consiste à intervenir le moins possible : nettoyer et refixer l'or existant plutôt que le recouvrir, ne réintégrer que les lacunes, puis harmoniser par une patine juste — pour que l'œil ne distingue pas la reprise, et que l'histoire de l'objet reste lisible.
C'est la même retenue que nous appliquons aux plafonds ornés, aux boiseries dorées et aux cadres architecturaux que nous confient particuliers, architectes et institutions.

Rendre son éclat à un ouvrage
Moulure, boiserie, grille ou plafond : montrez-nous l'ouvrage, nous vous dirons ce qu'il demande.